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Mavic : 130 ans d’innovations pour notre plaisir

Mes souvenirs d’enfance du Tour de France sont toujours présents aujourd’hui. Je me souviens de ces coureurs célèbres que je n’oublierai jamais: Laurent Jalabert, Marco Pantani, Greg Lemond, Bernard Hinault, Richard Virenque, Lance Armstrong… Oh, et un de plus : Mavic.

Je ne parle pas d’un coureur. Je pense au prolifique fabricant d’Annecy. Avec plus de 130 ans d’existence, Mavic fait partie intégrante de l’histoire de la course cycliste et est plus ancien que le Tour de France ! 

Pendant près de 50 ans, les voitures de service et les motos jaunes neutres de Mavic ont suivi le peloton, chargées de roues et de vélos jaunes assortis. Je n’oublierai jamais ces voitures jaune vif, traversant la campagne française, sauvant des coureurs en détresse.

Malheureusement, le service neutre du Tour n’est plus assuré par Mavic mais Shimano. C’est la fin d’une époque. Mais l’héritage de Mavic est bien plus important qu’une flotte de voitures et de motos jaunes.

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J’ai toujours eu un faible pour les Mavic. Le premier vélo que j’ai acheté était équipé d’un ensemble de Ksyrium Elites de Mavic. Je roule aujourd’hui avec un ensemble Cosmic Carbone Ultimate disc sur la route et des Mavic Crossmax SLR 29 pouces en VTT. 

Pour rendre hommage à cette marque emblématique, j’ai décidé de faire un retour dans le passé. L’histoire de Mavic est l’histoire du cyclisme, et vous serez peut-être surpris d’apprendre à quel point ses idées et ses conceptions innovantes ont façonné le sport pour en faire ce qu’il est aujourd’hui.

Début : Voitures à pédales et garde-boue

Mavic a été fondée en 1889 par Charles Idoux et Lucien Chanel à Lyon, en France. Il commence par fournir des pièces détachées pour le marché croissant de la bicyclette. Le nom « Mavic » est en fait un acronyme qui signifie « Manufacture d’Articles Vélocipédiques Idoux et Chanel ».

Vous vous demandez ce qu’est un vélocipède ? Eh bien, Mavic est si vieux que le vélo tel que nous le connaissons aujourd’hui, venait tout juste d’être inventé. Le mot « vélo » n’était même pas entré dans le vocabulaire de la plupart des gens. Le terme « vélocipède » désigne plutôt tout véhicule terrestre à propulsion humaine doté d’une ou plusieurs roues.

Mavic s’est d’abord spécialisée dans la fabrication de jantes de bicyclettes en bois et d’autres petits composants. Dans les années 1930, Mavic a étendu ses capacités de production pour fabriquer des voitures à pédales pour enfants, équipées de roues à rayons, d’enjoliveurs décoratifs, d’une transmission par chaîne à l’essieu arrière, et même d’un capot et d’un coffre fonctionnels.

Le joyau de Mavic est cependant “le garde-boue à tablier » de 1934. Mavic reprend la conception standard du garde-boue et ajoute un tablier en caoutchouc souple au bord arrière pour détourner l’eau et la boue des chaussures des cyclistes. Aujourd’hui, d’innombrables cyclistes profitent encore de cette invention de Mavic vieille de 90 ans.

La percée : Les jantes en alliage Dura

En 1934, le cyclisme est un sport établi qui connaît une croissance énorme. Une véritable transformation du vélo commence. Les cyclistes étaient limités à des vélos à pignon fixe qui roulent sur des jantes en bois. Ces jantes pesaient généralement 1 200 grammes. Les jantes actuelles pèsent entre 300 et 500 grammes.

Forte d’une expérience dans l’extrusion du métal, Mavic a commencé à expérimenter divers alliages pour produire des jantes. Elle a fini par créer la jante Dura, fabriquée en Duralumin, un alliage de cuivre et d’aluminium. Cette avancée a permis à Mavic de fabriquer des jantes qui ne pesaient que 750 grammes.

La nouvelle jante est également la première à être construite avec des œillets. Les œillets répartissent les efforts exercés sur les rayons entre les parois inférieure et supérieure de la jante. Ce qui permet à la jante d’utiliser un design plus léger et creux

En 1934, les jantes en métal étaient interdites par le règlement du Tour de France. Cette nouvelle jante à devoir être testé secrètement. Le vainqueur du Tour de France 1931, Antonin Magne, a roulé avec un ensemble peint pour ressembler à des jantes en bois normales afin de ne pas attirer l’attention.

Antoine Magne utilise les jantes pour prendre le maillot jaune lors de la deuxième étape du Tour 1934. Il remporte deux autres étapes, dont le tout premier contre-la-montre individuel du Tour. Il gagnera le maillot jaune avec 27 minutes d’avance. L’année suivante, les règles évoluent et tous les coureurs du Tour roulent sur des jantes Dura. Pendant les 60 années qui suivirent, les jantes en alliage ont dominé le cyclisme professionnel.

Innovations en matière de roues : Clinchers, UST tubeless, et carbone

Des décennies plus tard, Mavic a continué à innover dans la conception de ses jantes en aluminium. En 1975, elle a été la première à anodiser les jantes en alliage, ce qui améliore la dureté des parois de la jante et empêche la corrosion.

La même année, elle a lancé la jante à crochet Module E. Cette jante a été conçue spécifiquement pour fonctionner avec les vélos de la gamme Mavic et le pneu Michelin Elan. Lorsque le pneu Elan était gonflé à plus de 6 bars, les chambres à air faisaient exploser le fond de la jante. Le Module E a résolu ce problème. Cette nouvelle conception est devenue la norme et a permis le développement des pneus d’aujourd’hui à haute pression.

Au cours de la dernière décennie, les roues et les pneus tubeless se sont généralisés. Mavic travaillait déjà sur cette technologie à la fin des années 90. Elle a collaboré avec Michelin et Hutchinson, les deux plus grands fabricants de pneus au monde, pour créer la jante tubeless Crossmax UST en 1999.

UST est l’abréviation de Universal System Tubeless, une technologie brevetée par Mavic. Une jante et un pneu UST sont fabriqués selon des tolérances spécifiques. La tringle d’un pneu UST est de forme carrée et la carcasse du pneu est dotée d’un revêtement en butyle qui la rend 100% étanches

Une jante UST dispose d‘un logement adapté pour la tringle du pneu et ne comporte généralement pas d’écrous de rayons exposés. Cela signifie qu’un système tubeless UST ne nécessite pas de fond de jante ou de produit d’étanchéité supplémentaire pour maintenir la pression d’air (bien qu’il soit recommandé d’ajouter du liquide préventif). Les systèmes tubeless étaient depuis longtemps la norme pour les voitures et les motos. UST a réussi à transposer cette technologie aux vélos.

Les systèmes « tubeless-ready » sont plus populaires car ils sont plus simples à fabriquer. Les tolérances n’ont pas besoin d’être aussi précises. Le liquide préventif permet de compenser, et dans de nombreux cas, les pneus sont plus légers. Les jantes UST de Mavic sont compatibles avec les pneus UST et tubeless-ready.

Enfin il y a le carbone. Au début des années 2000, il était clair que les jantes en fibre de carbone étaient la prochaine révolution. Mavic avait déjà une grande expérience dans la fabrication de roues à disques en carbone. Ils ont commencé à développer des prototypes de roues de route en carbone avec l’équipe américaine Garmin. Notamment des prototypes de jantes en carbone M40 pour Paris-Roubaix.

Zipp à dépasser Mavic dans la course aux roues carbones. En remportant avec Fabian Cancellara, le Paris Roubaix 2010 pour la première fois avec des roues carbones. Lors de l’édition 2011, le coureur de Garmin, Johan Vansummeren, a couru Paris Roubaix sur des roues Mavic en carbone. Il a déclaré plus tard que la différence de poids et l’amélioration de l’aérodynamisme lui ont donné un avantage notable sur les secteurs pavés.

Vansummeren est devenu le deuxième homme à remporter Paris-Roubaix sur des roues en carbone. Leur robustesse a été prouvée lorsque Vansummeren a parcouru les trois derniers kilomètres avec un pneu crevé pour résister à Cancellara. La victoire de Cancellara en 2010 a montré qu’il était possible de gagner avec des roues en carbone, mais la victoire de Vansummeren en 2011 a prouvé que le carbone était l’avenir. Aujourd’hui, vous ne trouverez plus une seule jante en alliage dans le peloton professionnel.

Les roues : Cosmic, Helium, et Ksyrium

Jusqu’au milieu des années 90, acheter une paire de roues signifiait choisir un moyeu, des rayons et une jante séparément. Tu devais passer par un assembleur pour avoir ta paire de roues.

Mavic a été le premier à proposer un ensemble complet et assemblé. La Mavic Cosmic, sortie en 1994 a été la première roue complètement assemblée par un même fabricant. Les cyclistes n’étant pas habitués au concept à l’époque, la Cosmic a connu des ventes médiocres et n’a guère attiré l’attention.

Tout a changé en 1996, lorsque Mavic a lancé le modèle Helium. Une paire de roues ultra-légère conçue pour la montagne. La paire de roues Helium pesait 1 650 grammes

Cela ne semble pas exceptionnel par rapport aux roues d’aujourd’hui, mais à l’époque, c’était une énorme évolution. Les grimpeurs les ont très rapidement adoptées. Ce poids était possible parce que Mavic a conçu la roue comme un système complet et optimisé.

Tu as peut-être des souvenirs de Laurent Jalabert sur le Tour avec une paire de roues rouge anodisées hélium. À l’époque elles sont rapidement devenues des icônes. Elles ont eu un fort succès chez les amateurs.

Le succès du modèle Helium a amené Mavic à développer la roue Ksyrium de Mavic en 2000. Mavic a introduit des rayons en aluminium plus rigides et surdimensionnés. La Ksyrium étant un système de roue complet, les ingénieurs de Mavic ont pu concevoir le moyeu et la jante autour de ces nouveaux rayons. Ils ont utilisé moins de rayons et une nouvelle méthode de perçage de la jante. Ils ont créé une roue au poids similaire mais beaucoup plus rigide. Lance Armstrong a utilisé une paire de prototypes de ksyrium pour gagner son premier Tour de France en 1999.
L’avènement du “système de roue complet“ de Mavic était risqué. Les revendeurs profitaient à l’époque de marges importantes liées à l’assemblage des roues. Mavic était une menace pour leur activité. Pendant plusieurs années, beaucoup de revendeurs ont boudé les produits Mavic.

Les roues “Aéro” : Roue à disque en Carbone “Comete”

Dans les années 1970, les ingénieurs de Mavic se sont intéressés à l’aérodynamisme des roues. En 1973, Mavic a produit sa première roue à disque lenticulaire en fibre de verre. « Lenticulaire » fait référence à la forme en lentille (c’est-à-dire biconvexe plutôt que plate). Au Bureau d’études, les ingénieurs de Mavic ont découvert qu’une roue de forme lenticulaire est plus aérodynamique. Dans certaines conditions de vent, les rebords lenticulaires de la roue peuvent même créer une traînée négative. Ce qui augmente la vitesse et l’accélération.

Cette nouvelle roue à disque a été testée sur piste et sur route. Elle n’a jamais été autorisée en compétition due au règlement de l’époque.

Plus tard, Mavic s’est associé à Gitane-Renault et à l’Institut aérotechnique de l’école d’ingénieurs de Saint-Cyr. Pour produire le premier vélo de route “aéro”. Il présente des formes de tubes aérodynamiques modifiées, un guidon intégré, un passage des câbles en interne et surtout des jantes Mavic CXP 25 en alliage. Au guidon de ce vélo, Bernard Hinault remporte le maillot jaune du Tour de France 1979.

En 1984, Mavic a présenté la roue à disque en fibre de carbone Comete lors du Tour de France. La Comete était la première roue à disque disponible dans le commerce. Elle abandonne la fibre de verre utilisée dans la roue à disque originale de 1973, mais conserve la forme lenticulaire. La jante et le moyeu étaient reliés par deux disques en carbone.

L’année suivante, les Comete « + et -«  sont apparues. Ces roues possèdent 12 cellules sur le pourtour qui peuvent contenir des poids en acier. Cela permet aux coureurs d’ajouter ou d’enlever du lest suivant la configuration des courses. 

La roue a remporté de nombreuses victoires, le plus célèbre souvenir est le contre-la-montre sur les champs élysées de Greg LeMond dans le Tour de France 1989. Il a battu Laurent Fignon pour seulement huit secondes.

En 1994, Chris Boardman a utilisé la roue sur le légendaire Lotus 108 pour remporter le prologue du Tour de France le plus rapide de tous les temps avec une moyenne impressionnante de 55 km/h.

Chirs Boardman a remporté la poursuite sur 4 km des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 en utilisant la roue avant 3G en carbone, composée de trois rayons et une roue  Comete à l’arrière. Quatre ans plus tard, Mavic a lancé la roue iO à cinq rayons lenticulaires en carbone, qui a remporté cinq médailles à Atlanta.

Les roues Comete disc, 3G et iO ont été adoptées par les grandes nations de la piste olympique comme la Grande-Bretagne, la France et l’Australie. Elles ont remporté des médailles à Sydney, Athènes, Pékin, Londres, Rio et Tokyo, ainsi que d’innombrables médailles lors de championnats du monde sur piste. Elles sont les roues de piste les plus performantes jamais produites.

Nouveaux produits : Tout Mavic, Zap Mavic System, et Mektronic

Bien que Mavic soit surtout connue pour ses roues et ses moyeux. Ils ont produit d’autres composants, notamment des pédales, des manivelles et des casques. En 1979, Mavic produit son premier groupe complet, le “Tout Mavic”.

Le service neutre de Mavic rencontre des problèmes durant les dépannages des coureurs sur les courses. Art Wester (vice-président de Mavic) voit une opportunité pour Mavic de développer une nouvelle gamme de produits. Il lance le projet Tout Mavic. L’objectif est de créer des périphériques plus fiables et plus simples à dépanner. Par exemple, le dérailleur arrière Tout Mavic, peut être reconstruit avec des nouveaux ressorts, des axes de pivot et des roulements en quelques minutes.

Sean Kelly a été le premier à remporter des victoires avec le nouveau groupe Mavic. Il remporte notamment Paris-Nice, Liège-Bastogne-Liège et un Paris-Roubaix incroyablement boueux au cours du printemps 1984.

Greg Lemond gagne le Tour de France avec le “Tout Mavic”. Sur ce même tour, il a utilisé la roue Comete Carbone pour battre Laurent Fignon. En fin de saison, il gagne son deuxième titre de champion du monde à Chambéry.

Au début des années 90, Mavic a des idées novatrices pour les transmissions. Il développe un dérailleur expérimental à commande électrique. Il est testé sur le Tour de France par les équipes Once et RMO. 

Mavic présente le Zap Mavic System (ZMS) en 1993. C’est le premier dérailleur arrière piloté par un microprocesseur. Il a deux boutons sur le guidon qui permettent de changer les  vitesses. 16 ans avant que Shimano ne sorte son propre groupe électronique Dura-Ace Di2 !

À l’époque, Chris Boardman et Tony Rominger sont les premiers à tester le ZMS en compétition. Tous les deux estimaient que le ZMS apportait un avantage notable. Malheureusement, il avait ses petits défauts. Suite à une course Rominger a rapporté que le ZMS s’était arrêté de fonctionner au milieu d’un contre-la-montre. Sur une étape du Dauphiné, le mécanicien n’avait pas suffisamment le compartiment de la batterie. Il est tombé pendant le chrono. Ces successions d’incidents dissuadent les pros de l’utiliser. Le ZMS va petit à petit disparaître.

En 1999, Mavic présente le premier groupe électronique sans fil au monde. Le “Mektronic”. Il est le successeur du ZMS. Il utilise des ondes radio pour contrôler les changements de vitesse. Un ordinateur de bord indique la durée, la vitesse, la distance parcourue et la position des pignons. Une fois de plus, Mavic a pris une longueur d’avance en lançant son groupe sans fil 16 ans avant que SRAM ne lance le Red eTap.

Malheureusement, cette innovation n’a pas eu le succès escompté. La direction de Mavic a décidé de le retirer de son catalogue pour se recentrer sur la fabrication des roues de vélo.

Mavic et le VTT

Mavic a suivi avec beaucoup d’attention l’avènement du VTT et BMX dans les années 1980. Mavic a rapidement perçu le potentiel de ce nouveau sport. Ils ont commencé à travailler sur des systèmes de roues complets et préfabriqués. Mavic a créé les premières roues BMX préfabriquées, la paire de roues BMX TTM 504 20″. En 1985, Mavic a lancé ses premières jantes spécifiques au VTT de cross-country : les Rando M4 et M5. En 1987, Mavic assure le service neutre de la course de VTT Paris-Gao-Dakar

Le VTT de descente sur neige est très actif au milieu des années 90. On assiste à une bataille féroce entre Eric Barone et Christian Taillefer pour le record de vitesse en descente. Ils sont tous les deux équipés de roues aérodynamiques Mavic. Ils ont battu les records de vitesse à tour de rôle. Au final, Eric Barone est arrivé en tête, atteignant la vitesse max de 227,72 km/h en 2017.

Mavic lance en 1996, la paire de roues VTT Crossmax. Les moyeux, les rayons et la jante ont été conçus conjointement pour maximiser le gain de poids et la maniabilité.  La Crossmax a fait ses débuts professionnels lors des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996.

L’impact de Mavic sur le VTT a été énorme. On doit à Mavic l’introduction du Tubeless, le développement des roues 29 pouces Crossmax et bien d’autres innovations. Associé aux meilleurs champions du VTT tel que Julien Absalon.

Les anges jaunes : Le service neutre de Mavic

Mes souvenirs du Tour de France sont tous marqués par les véhicules jaunes emblématiques du service neutre de Mavic. Le service neutre de Mavic est remplacé par Shimano. J’ai pensé qu’il était sympa de conclure cet article sur l’histoire du service neutre.

Le service neutre de Mavic a débuté en 1973 sur Paris-Nice. L’idée est venue au président de Mavic (Bruno Gormand). Lorsqu’il a prêté sa voiture à un Directeur Sportif du Dauphiné en 1972 dont la voiture était en panne.

La décision de Mavic de fournir des vélos et des roues de rechange à tous les concurrents a révolutionné le sport. À l’époque où le service neutre n’existait pas, un vélo cassé mettait souvent fin à la course d’un coureur.

Mavic a pris ce nouveau travail très au sérieux. Au début, il faut une trentaine de secondes au mécanicien pour changer de roues. Pour Mavic c’est trop long ! Ils mettent en place une organisation et des formations des mécaniciens pour que le temps de changement des roues ne dépasse pas 10 secondes pour une roue avant et 15 secondes pour une roue arrière. Afin de permettre au coureur de rester dans la course.

Le peloton utilise les voitures du service neutre pour s’informer des écarts, relayer des messages. Mavic fournit même de l’eau aux coureurs lors des grandes chaleurs.

De nombreux coureurs pros ont été sauvés par une voiture ou une moto Mavic fournissant un vélo ou une roue. Je me souviens de Stuart O’Grady durant Paris Roubaix 2007. Il a crevé sur les pavés et a perdu le groupe d’échappés avec le favori de la course Tom Boonen. Une moto Mavic est immédiatement venue à son secours avec une roue et il a pu rejoindre un groupe de poursuite à 1 minute derrière. Il est remonté à l’avant et s’est échappé en solitaire. Il est ainsi devenu le premier Australien à remporter Paris Roubaix. Sans le service neutre, sa remontée après la crevaison aurait été impossible.

En 2010, Jens Voigt chute violemment et casse le dérailleur de son vélo. N’ayant pas de voiture de son équipe à proximité, il utilise un vélo de Mavic. Le vélo est trop petit et il a des cale-pieds. Avec sa volonté de ne pas abandonner le Tour. Jens s’adapte à ce vélo. 

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Crédits : Mavic.com

Il y a probablement de nombreuses histoires comme celles-ci. Le service neutre de Mavic a permis aux coureurs de continuer et de gagner des courses. Bien qu’il ne soit plus sur le Tour, il a laissé son empreinte. Sans eux, le Tour n’a pas la même saveur. J’espère un jour, revoir les voitures jaunes emblématiques de Mavic sur les grandes courses professionnelles.